Le mardi 30 juin, Sandrine Rousseau, députée écologiste, a annoncé son intention de proposer une motion de censure contre le gouvernement, qu'elle accuse de mal gérer la canicule et le changement climatique. "Un gouvernement qui gère aussi mal quelque chose qui est prévu et qui génère autant de morts, alors il ne mérite pas de rester", a-t-elle déclaré lors d'une interview sur Sud Radio.
"Un gouvernement qui gère aussi mal quelque chose qui est prévu et qui génère autant de morts, alors il ne mérite pas de rester", a déclaré la députée sur Sud radio.
Rousseau a insisté sur le fait que le gouvernement n'a fait "aucune annonce" quant à la gestion de la crise, rappelant qu'un épisode caniculaire avait déjà eu lieu en mai. Elle a précisé que le manque de préparation du gouvernement équivalait à une véritable incompétence.
La réalité de la crise sanitaire
Lors de son intervention, elle a déploré les coupures d'électricité massives et les hôpitaux débordés, affirmant qu'il y avait eu des décès dans des logements en raison de l'absence de réponse appropriée. "Rien n'a tenu", a-t-elle déclaré, en évoquant le calvaire subi par de nombreuses personnes.
Le cri d'alarme des responsables politiques
Fabien Roussel, leader du Parti communiste, a également fustigé l'inaction du gouvernement, indiquant que "les services publics sont tellement affaiblis" qu'ils peinent à faire face à leurs missions. Selon lui, la canicule pourrait causer jusqu'à 10 000 décès, tandis que Nicolas Revel, directeur général de l'AP-HP, estime que le bilan de 2003, qui avait vu 15 000 décès, ne sera pas atteint, mais que l'on risque néanmoins de dépasser le chiffre de 5 700 victimes de 2025.
Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a également exprimé sa colère face à l'inaction gouvernementale. "Cela fait des années que les climatologues alertent, mais rien ne change dans nos modes de consommation et de production", a-t-il conclu. Cette situation met en lumière la nécessité d'une réponse politique significative face au changement climatique et à ses conséquences gravissimes pour la santé publique.







