À une semaine du jugement de son procès en appel concernant l'affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen se trouve à la croisée des chemins, oscillant entre inquiétude et optimisme. Le Rassemblement national (RN) retient son souffle face à un verdict qui pourrait altérer ses plans pour la présidentielle de 2027.
Depuis des mois, la question de sa candidature hante le RN. Mardi prochain, le 7 juillet, la cour d'appel rendra sa décision : la confirmation ou l'annulation du jugement en première instance, et donc la possibilité ou non pour Le Pen de se représenter après ses candidatures en 2012, 2017 et 2022. À l'heure où le pays surveille ce tournant, son état d'esprit et ses préparatifs sont analysés avec minutie.
Ainsi, ces derniers jours, elle et ses sœurs, Yann et Marie-Caroline, ont entrepris de vider Montretout, leur manoir familial, récemment mis en vente. Selon un proche, “Elles se remémorent de vieux souvenirs et passent des moments de partage,” un refuge avant le jugement fatidique.
“Elle passe par des hauts et des bas,” confie un membre de son entourage à propos de Marine Le Pen, “un jour, elle est positive, le lendemain, tout lui semble perdu.” Son équipe lui suggère de puiser de l'énergie auprès des citoyens, avec un rendez-vous prévu samedi à Liévin, orchestré par son fidèle complice, le député Bruno Bilde.
Cette incertitude entourant son avenir politique soulève également des interrogations dans les sphères médiatiques et politiques. Des analystes estiment que le verdict du 7 juillet pourrait non seulement redéfinir le parcours de Le Pen, mais aussi celui du RN dans les années à venir, un sujet qui préoccupe vivement les électeurs et supporters. Comme le disait l'expert en politique, Jean Dutronc, “le résultat de cette affaire pourrait bien déterminer l'orientation politique du pays pour les années à venir.”







