Le tribunal du travail d’Arlon, en Belgique, a récemment jugé que le licenciement d'un agent de pompes funèbres, accusé d'avoir confondu deux corps avant une incinération, était injustifié. Cette affaire soulève des questions sur les procédures internes au sein des entreprises de pompes funèbres.
En juillet 2024, cet agent a été tenu responsable d'une inversion de dépouilles, entraînant la crémation d'une femme sans famille connue à la place d'un autre défunt. Comme l’indique L’Avenir, le tribunal a statué en faveur de l'employé, qui devrait recevoir une indemnité compensatoire pour ce licenciement.
Cette inversion a été découverte plusieurs jours après, lorsque le corps de l’homme, sensé être incinéré, a été retrouvé. Malheureusement, la situation était déjà tragique, car le corps de la femme avait été remis à la famille de l’homme.
En se défendant lors du procès, l’agent a affirmé qu’il avait suivi les directives qui lui avaient été fournies, et a critiqué l’organisation défaillante de l’entreprise. Des experts en droit du travail affirment que ce type d'erreur pourrait provenir d'un manque de formation adéquate, plaidant ainsi pour une révision des pratiques en vigueur dans cette industrie.
La décision du tribunal
La justice belge a statué que la responsabilité de l'incident ne reposait pas uniquement sur l'agent, mais sur l'organisation au sein de l'entreprise. Le verdict a qualifié son licenciement d'injustifié, imposant à l'ancien employeur de verser une pension compensatoire ainsi qu'une indemnité pour licenciement abusif.
Ce cas a soulevé un débat autour des pratiques des entreprises de pompes funèbres en matière de gestion des corps, et de la nécessité de garantir une formation adéquate aux employés. Alors que les familles affinent les détails de leur peine, des voix s'élèvent pour demander des standards élevés dans le respect des défunts.







