Le centre Gisèle-Halimi à Bordeaux a été la cible d'un nouvel acte de vandalisme, un mois après une première dégradation. Cette fois-ci, une croix gammée a été peinte sur la plaque d'entrée de l'établissement, un symbole de haine qui résonne particulièrement dans un contexte tendu. Selon les responsables de l'Association pour l'accueil des femmes en difficulté (Apafed), cette dégradation constitue une attaque directe contre un lieu de refuge dédié aux femmes et enfants victimes de violences.
Découvert le 6 janvier, cet acte a immédiatement alerté les autorités. La police s'est rendue sur place pour documenter la scène et a déjà procédé à des prélèvements pour identifier les coupables. Une plainte a été déposée pour dégradation motivée par des motifs racistes et antisémites. Catherine Abeloos et Naïma Charaï, respectivement présidente et directrice de l'Apafed, ont exprimé leur indignation face à ces faits et affirment : « Ces gestes visent à nous intimider, mais nous ne céderons pas. »
En juillet dernier, une plaque du centre avait déjà été arrachée et plusieurs affiches féministes déchirées, révélant une campagne continue de harcèlement. Ce cycle de violence a suscité le soutien d'hommes politiques et d'activistes, affirmant la nécessité de défendre les droits des femmes et de lutter contre toutes formes de haine. Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, a également apporté sa solidarité à l’Apafed.
Les experts en sociologie et en politiques de sécurité s'accordent à dire que de tels actes de vandalismes sont souvent le reflet d'une antipathie croissante envers les mouvements sociaux progressistes. Les sociologues pointent vers une dérive inquiétante de la culture de la haine dans la société contemporaine. La lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la violence faite aux femmes doit être une priorité pour toutes les communautés.







