Dimanche, un accident ferroviaire majeur a frappé le sud de l'Espagne, faisant au moins 21 morts et causant de nombreux blessés graves. Ce choc violent entre deux trains à grande vitesse a engendré un chaos indescriptible, comme l’a décrit le Premier ministre Pedro Sánchez, évoquant « une nuit de profonde douleur ».
Selon des sources, l'incident a eu lieu près de la commune d'Adamuz dans la province de Cordoue. Le train à grande vitesse de la compagnie privée Iryo, reliant Malaga à Madrid, a vu ses derniers wagons dérailler et entrer en collision avec un autre train Renfe circulant en sens inverse. Les images diffusées par les médias espagnols, dont Le Monde, montrent des wagons renversés et des équipes de secours en pleine action.
Le ministre des Transports, Oscar Puente, a qualifié l'impact de « terrible », tandis que les autorités régionales rapportent qu'au moins 73 personnes ont été blessées, dont une trentaine dans un état critique. De plus, avec l'angoisse persistante, il est à craindre que le bilan s'alourdisse au fil de l'enquête.
Dès les premières heures, d'importants moyens de secours ont été déployés. Les pompiers, confrontés à des conditions extrêmement difficiles, ont dû intervenir dans un paysage de désolation. Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, a déclaré : "Tout est complètement détruit, avec des survivants piégés dans des wagons déformés." Des scènes chaotiques se sont dessinées, avec des passagers utilisant des marteaux de secours pour briser les vitres afin de s'échapper. Lucas Meriako, un usager du train Iryo, a partagé son effroi, décrivant le choc comme « un film d'horreur ».
Les témoignages des rescapés rapportent le chaos immédiat après la collision, où les sirènes des ambulances et l'odeur de la peur dominaient l’atmosphère. En soutien, Emmanuel Macron, depuis la France, a exprimé sa solidarité avec l'Espagne en qualifiant cet événement de tragédie et a promis un appui. La famille royale espagnole a également présenté ses condoléances aux familles des victimes, traduisant une émotion universelle devant cette catastrophe.
Le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, Adif, a interrompu le trafic des trains à grande vitesse entre Madrid et plusieurs grandes métropoles du sud, dont Séville et Huelva, au moins pour le lundi 19 janvier, afin de permettre aux équipes de secours d'agir sans entrave.
Le choc d’Adamuz soulève de nombreuses questions sur la sécurité ferroviaire en Espagne, et les enquêtes pour comprendre les circonstances exactes de cet incident tragique sont déjà en cours. Comme l'a souligné un expert en sécurité ferroviaire interviewé par France Info, il est crucial d’examiner les protocoles de sécurité en vigueur pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise à l'avenir.







