La Normandie pourrait bientôt connaître des inondations de plus en plus fréquentes. Une étude menée par des chercheurs des universités de Rennes et de Caen, dans le cadre du projet Rivages Normands 2100, met en lumière cette préoccupation croissante. Les chercheurs ont observé une forte augmentation du risque d'inondation, notamment entre 2030 et 2050, avec jusqu'à 20 % de bâtiments supplémentaires exposés à cette menace dans la région.
Cette étude, soutenue par une bande dessinée intitulée Quand les nappes montent, met en avant les conséquences des remontées des nappes phréatiques, particulièrement dans des territoires comme Caen-la-Mer, où des communes comme Giberville sont particulièrement vulnérables. Dans les années à venir, la gestion des eaux pluviales pourrait s'avérer de plus en plus complexe.
Luc Aquilina, expert en hydrologie et l'un des co-auteurs de l'étude, souligne l'absence de solutions concrètes pour faire face à ces défis : "Il n'y a pas beaucoup de solutions. Cependant, toute action pour réduire l'impact du changement climatique peut contribuer à atténuer le risque d'inondations. Il appartient aux territoires de se pencher sérieusement sur ces questions et de chercher des moyens pour protéger leurs activités et leurs populations."
Les prévisions actuelles sont alarmantes et suscitent des inquiétudes parmi les résidents et les autorités locales. Pour contrôler cette menace, il est essentiel de sensibiliser la population et d'envisager des stratégies d'urbanisme durable. Les enjeux sont clairs : à l'horizon 2100, la Normandie pourrait voir une transformation de ses paysages, rendant certaines zones bien moins habitables qu'aujourd'hui.







