Patrick Balkany, bien que frappé par une inéligibilité qui semble le contraindre, reste une figure centrale de Levallois-Perret. Condamné à quatre ans et demi de prison pour des délits financiers, il continue de peser dans les jeux politiques en pleine préparation pour les élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026.
Balkany, 77 ans, ne peut pas prétendre à la mairie, mais il sait pertinemment comment influencer les enjeux. En dépit de ses péripéties judiciaires et de problèmes de santé, il orchestre les stratégies de ses alliés tout en étant actif dans la critique de ses opposants.
Liberté conditionnelle et enjeux électoraux
Depuis 2019, la situation judiciaire de Balkany s'est intensifiée avec de multiples condamnations. Notamment, en janvier 2023, il a été placé sous liberté conditionnelle, lui permettant de purger le reste de sa peine dans son domicile de Giverny. Toutefois, son couple avec Isabelle Balkany a déjà été contraint de quitter leur moulin, une décision contestée par le parquet d'Évreux.
Il a été reconnu coupable d'avoir dissimulé près de 13 millions d'euros au fisc entre 2007 et 2014, et bien que son inéligibilité ait été confirmée par la justice, il continue de participer aux débats locaux, démontrant une résilience impressionnante. Son apparition sur les marchés de la ville lui a permis de garder une certaine visibilité politique.
Une dynamique de soutien astucieuse
Malgré la confirmation de son inéligibilité, Balkany ne se laisse pas abattre. Il soutient Jérôme Gauliard, un candidat divers droite qu’il préfère comme héritier, mais cette relation a pris un virage inattendu récemment, lorsque Gauliard s’est distancié de son mentor, citant des désaccords : “Il avait des casseroles et des dettes partout, je ne pouvais plus le soutenir”, a-t-il déclaré au Parisien.
Cette situation rappelle un précédent en 2020 où Balkany avait également changé son soutien à la dernière minute, quand il avait mis Agnès Pottier-Dumas à la tête de sa liste avant de se désengager. Son influence sur la prochaine tête de liste, Mounia Inoughi, suscite de l'intérêt, car il reste le chef d’orchestre derrière le rideau, et peu de personnes croient qu’elle agira sans son approbation.
Une lutte pour garder le contrôle
Le parcours tumultueux de Balkany interroge sur l'avenir de la politique à Levallois-Perret. Des analystes politiques prévoient que la dynamique des élections pourrait être très similaire à celle de 2020, marquée par des alliances précaires et des rebondissements inattendus. La ruse politique et les manœuvres de l’ancienne figure emblématique du RPR sont bien loin d’être épuisées, et les élections de 2026 s’annoncent déjà comme un défi majeur.
Dans ce contexte, qui sait ce que l'illustre personnage réserve pour la suite ? Comme le disait un ancien collaborateur, “Balkany a toujours su comment jouer ses cartes, même dans les pires situations.” Ainsi, la scène politique à Levallois-Perret demeure captivante, avec des enjeux bien plus larges que la simple question d’une mairie.







