Des milliers de personnes, principalement issues des milieux catholiques conservateurs, se sont rassemblées à Paris pour la « marche pour la vie », le week-end dernier. Cet événement se tient alors que le Sénat se prépare à débattre d'un projet de loi controversé sur la fin de vie, une initiative qualifiée de « basculement civilisationnel » par les manifestants.
Selon les organisateurs, cette marche a attiré environ 10 000 personnes, bien que la préfecture de police ait estimé leur nombre à un chiffre inférieur. Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la marche, a insisté sur l'importance de respecter la dignité humaine des plus vulnérables, affirmant que « le médecin est présent pour soulager la souffrance, non pour donner la mort ». Elle a également prévenu que légaliser l'euthanasie pourrait supprimer les soins palliatifs, mettant en péril l'accompagnement des malades.
Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, a exprimé des préoccupations similaires en soulignant que, lorsque la vie cesse d'être considérée comme inviolable, l'humanité elle-même souffre. Cette opinion est partagée par de nombreux participants, qui craignent que cette législation ne prépare le terrain à des dérives insoupçonnées.
Les débats au Sénat, qui avaient été suspendus en raison de l’instabilité politique, devraient reprendre à partir de mardi. Dans l'agenda législatif, deux propositions de loi sont envisagées : l'une vise à renforcer les soins palliatifs, tandis que l'autre traite de l'instauration d'une aide à mourir. Les opposants à l'euthanasie espèrent que la majorité au Sénat s'opposera à cette mesure, arguant qu'une telle légalisation compromettrait l'avenir des soins palliatifs.
Les voix des jeunes étaient également présentes, comme celle de Marie, une étudiante en soins infirmiers, qui a déclaré : « La vie n’appartient à personne. Tous les citoyens devraient se lever contre ce projet de loi », rappelant l'importance d'un débat public éclairé sur cette question sensible.
En parallèle, des appels ont été lancés pour développer un « grand plan soins palliatifs » et garantir l'objection de conscience des professionnels de santé dans cette délicate période de transition législative.
Alors que le Parlement français se prépare à discuter de ces questions éthiques et sociétales, ce rassemblement à Paris témoigne d'une forte inquiétude parmi les citoyens sur l'évolution des lois concernant la vie et la mort.







