Les COP et l'illusion climatique : entre promesses et réalité

Les COP peinent à freiner le réchauffement malgré des décennies de promesses vaines.
Les COP et l'illusion climatique : entre promesses et réalité
André Corrêa do Lago, président de la COP30, est assis tandis que Simon Stiell, chef du climat des Nations unies, à gauche, échange avec d’autres responsables de l’ONU lors d’une séance plénière du Sommet climatique de l’ONU COP30, le samedi 22 novem

La COP30, récemment tenue à Belém au Brésil, a une nouvelle fois mis en lumière la faiblesse des engagements internationaux en matière de climat. Près de 200 États se sont réunis, mais le texte final n’a même pas mentionné explicitement la nécessité de sortir des énergies fossiles. Pour Samuel Furfari, auteur de La vérité sur les COP : 30 ans d’illusions, cette situation illustre comment l’Europe se retrouve souvent à la traîne face aux grandes puissances, telles que la Chine, l’Inde et les États-Unis, qui agissent principalement en fonction de leurs intérêts économiques.

Un bilan de 30 ans d'eco-gestes inefficaces

Les COP, qui ont commencé avec le somptueux « Sommet de la Terre » à Rio en 1992, n’ont pas réussi à inverser la tendance des émissions mondiales de CO2. Ces émissions ont augmenté de 65% depuis cette époque, tandis que les pays en développement, au lieu d'adopter les engagements environnementaux, semblent davantage intéressés par les financements possibles. Seule l’Union européenne semble s’être engagée sérieusement, à tel point que son zèle a conduit à une désindustrialisation marquée.

Alors que les énergies fossiles représentent encore 86% de l’approvisionnement énergétique mondial, l’éolien et le solaire n’atteignent même pas 3%. La réduction des dépendances énergétiques des nations en développement semble être une chimère.

Les grandes puissances face à leurs responsabilités

L’absence des États-Unis, sous l’administration Trump, a largement affaibli l’impact des COP. L’Amérique a privilégié, comme le souligne le professeur Furfari, l’énergie bon marché avant de se soucier de l’environnement.

Du côté de la Chine, qui représente 30% des émissions mondiales, le cynisme est palpable : bien qu’elle soit autorisée à accroître ses émissions jusqu’en 2030, elle est aussi devenue le premier producteur mondial d’énergies renouvelables. L’Inde, quant à elle, continue de recourir massivement au charbon pour électrifier ses villages, un choix difficile à contester dans un contexte de nécessité.

L’Union européenne sur le chemin du déclin

Souvent décrite comme le « leader climatique », l’Union européenne est engagée dans une quête de neutralité carbone d’ici 2050, une ambition jugée par certains comme irréaliste. Bien que l’Europe ne représente que 6% des émissions mondiales, cette traque des hydrocarbures pourrait entraîner des effets néfastes sur ses économies. Le passage à la voiture électrique, majoritairement fabriquée en Chine, et les contraintes règlementaires sur l’isolation des bâtiments sont des exemples de cette stratégie.

Une perspective d’adaptation au climat

Il est indéniable que le climat change. La fonte des glaciers dans les Alpes et les Pyrénées témoigne d’un réchauffement mesurable. Néanmoins, l’adaptation à ce phénomène est envisageable. Comme l’exprime Steven E. Koonin, ancien conseiller de Barack Obama, le coût de cette adaptation représente entre 3 et 5% du PIB, une somme largement gérable dans une économie robuste.

En somme, la réduction des conséquences du réchauffement climatique ne doit pas occulter d'autres enjeux cruciaux dans notre société, tels que l'industrialisation, la stabilité économique ou même les débouchés de l'intelligence artificielle. Loin des joutes verbales des COP, préconiser une approche équilibrée pourrait être la clé de notre avenir. Le Pacte vert, tant qu'il demeurera une doctrine inflexible, continuera de miner la croissance et le progrès.

La vérité selon Furfari est simple : l'énergie est la base même de notre civilisation. Aborder les problèmes énergétiques avec pragmatisme pourrait permettre de réconcilier environnement et développement socio-économique.

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