Une nouvelle offensive militaire. Le 27 mars, la base aérienne du Prince Sultan en Arabie saoudite a été visée par une frappe iranienne, rapportée par des sources comme Défense Express. Ce bombardement a causé d'importants dommages à deux avions de guerre électronique EC-130H Compass Call, conçus pour perturber les systèmes de défense ennemis à l'aide de techniques de brouillage.
En dépit de l'absence de confirmation officielle de la part des autorités américaines, le déploiement de nouveaux appareils, les EA-37B Compass Call, a été signalé, suggérant une réponse rapide à cet incident majeur.
Actuellement, seulement deux à quatre EC-130H sont en service activement, selon les informations fournies par Defense Express. Cela signifie que la frappe pourrait avoir anéanti une part significative, voire la totalité des capacités de l'EC-130H en service. Cela représente donc un coup dur pour l'US Air Force, qui perdrait potentiellement la moitié de son équipement spécialisé en une seule opération.
Un modèle obsolète mais crucial
Mis en service depuis 1983, l'EC-130H Compass Call est un appareil dont les capacités ont souffert du temps. Malgré ses modernisations, son retrait pourrait désormais être envisagé en cas de dommages majeurs, notamment avec l'introduction progressive des EA-37B Compass Call, qui n'ont pas encore atteint un nombre suffisant pour compenser cette perte.
Les conséquences de ce bombardement sont loin d'être anodines. L'US Air Force pourrait se voir contrainte d'opérer sans le soutien crucial de ces appareils dans le cadre de l'opération Epic Fury, augmentant ainsi les risques sur le terrain.
L'EC-130H a joué un rôle significatif dans des conflits majeurs, de la guerre du Golfe à des opérations en Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan. Cet aéronef de 30 mètres de long, doté d'une envergure de 40 mètres et capable d'atteindre une vitesse de 540 km/h, peut transporter jusqu'à 15 membres d'équipage, ce qui en fait un atout de taille dans le libellé opérationnel américain.







