Dans sa dernière chronique, Matteu Maestracci nous plonge dans l'univers de deux films captivants : 'Plus fort que moi' de Kirk Jones et 'Yellow letters' d'Ilker Çatak. L’œuvre de Jones commence sur une note frappante : un homme, dans un cadre majestueux, crie 'J'emmerde la reine !'. Cette scène réelle est tirée de la vie d'un Écossais, John Davidson, qui a vu sa vie bouleversée dès l'adolescence par le syndrome de Gilles de la Tourette, une condition encore mal comprise dans les années 1980.
'Plus fort que moi' de Kirk Jones
Plus fort que moi dévoile avec verve les étapes marquantes, souvent douloureuses, de l’existence de John. Bien que le terme de 'film nécessaire' puisse sembler abusif, on peut sans hésitation affirmer qu'il s'agit d'une œuvre d’une grande utilité publique, d'une sensibilisation incontournable sur un syndrome touchant entre 1 et 10 enfants sur 1000, comme l'indique une étude de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM).
Le film parvient à mêler humour et sérieux, nous laissant parfois perplexes quant au moment de rire, mais c'est là que réside la force du réalisateur. Kirk Jones vise à équilibrer légèreté et gravité, ce qui compose un tableau authentique du vécu de ceux qui souffrent de cette maladie. Comme le soulignait une critique éminente, 'Plus fort que moi est un feel good movie comme seuls les Anglais savent le faire.' La performance du comédien Robert Aramayo dans le rôle principal se révèle également impressionnante, faisant de lui une véritable découverte, saluée par divers critiques de cinéma.
Ce film, tout en étant divertissant, joue un rôle cardinal dans l'éducation du grand public sur des maladies souvent stigmatisées. Une initiative bienvenue qui mérite d'être vue, et qui espérons-le, facilitera un dialogue ouvert autour de ce syndrome. Il est indéniable que le cinéma a le pouvoir de changer des perceptions, et 'Plus fort que moi' est un parfait exemple de cette capacité.







