Les gouvernements français et britannique ont récemment établi un nouvel accord pour lutter contre les traversées irrégulières de la Manche, prolongeant ainsi le traité de Sandhurst pour les trois prochaines années.
Selon les derniers chiffres des autorités britanniques, 41 472 personnes ont effectué des traversées clandestines vers le Royaume-Uni sur des embarcations de fortune en 2025. Ce nouvel accord, conclu le 22 avril, vise à renforcer les contrôles et à réduire ces flux migratoires. Cependant, une partie du financement britannique dépendra de l'efficacité des nouvelles mesures mises en place. Ce partenariat se base sur la reconduction du traité de Sandhurst, signé en 2018, et renouvelé en 2023, qui devait expirer en 2026.
Malgré un engagement financier potentiel de 766 millions d'euros sur trois ans, seulement 580 millions sont garantis, les 186 millions restants étant conditionnés à la réussite des efforts pour limiter l'immigration irrégulière. La contribution britannique est en hausse, le précédent plan n'ayant mobilisé que 540 millions d'euros. Les experts estiment que cette caution de la part de Londres montre une volonté d’actions concrètes face à une crise migratoire de plus en plus pressante.
Cet accord, dont les modalités seront précisées lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur des deux pays, a pour objectif d'augmenter significativement les effectifs de sécurité, visant un total d'environ 1 400 agents d'ici 2029. De plus, une unité de CRS financée par la France sera spécialement dédiée à la lutte contre l'immigration clandestine, accompagnée d'une mise en place de drones, d'hélicoptères et d'autres technologies avancées pour "mieux surveiller les tentatives de traversées". L'objectif demeure de freiner le nombre de départs, notamment ceux effectués par les "taxi-boats" qui ont déjà coûté des vies lors d'accidents tragiques.
Ce nouvel accord est donc un signe fort de la détermination des deux pays à collaborer pour gérer ce défi humanitaire, tout en protégeant leurs frontières. La mise en œuvre de ces mesures sera scrutée de près par les médias et les organisations humanitaires, dans un contexte où la situation reste préoccupante.







