Les forces militaires américaines annoncent avoir mené au moins huit frappes ciblées dans le Pacifique en avril, ce qui élève le nombre total de décès liés à ces opérations à 185 personnes. Ce dimanche, trois hommes à bord d'un navire suspecté d'être impliqué dans des activités de trafic de drogue ont été tués lors d'une attaque aérienne. L'incident a suscité une réaction immédiate de l'armée, qui a dénoncé le bateau comme étant associé à des « organisations terroristes désignées ».
Le commandement militaire américain pour la région, connu sous le nom de Southcom, a précisé que les informations recueillies indiquaient que le navire opérait sur des routes fréquemment utilisées par les trafiquants de drogue. Ce point de vue s'inscrit dans le cadre d'une stratégie antidrogue controversée lancée en septembre dernier, qui a été critiquée pour son ampleur et ses conséquences.
Selon des rapports de l'AFP, l'administration de Donald Trump n'a jamais fourni de preuves tangibles démontrant que les navires ciblés étaient réellement engagés dans des activités illicites. Des voix critiques, y compris des experts et des responsables de l'ONU, ont dénoncé ces opérations comme des actes d'exécutions extrajudiciaires, remetttant en question la légitimité des frappes et leur conformité avec le droit international.
Les débats autour des pratiques militaires américaines dans cette région ne cessent de croître, alors que l'opinion publique et des organisations internationales demandent à l'administration actuelle de faire la lumière sur les choix stratégiques et les conséquences des attaques. La polémique autour de ces opérations pourrait avoir des implications profondes sur les relations diplomatiques des États-Unis avec les pays d'Amérique Latine et la communauté internationale.







