Le 25 mai, les États-Unis ont indiqué qu'ils restaient sur le point de finaliser un accord solide avec l’Iran, malgré les déclarations récentes de Donald Trump qui ont tempéré les attentes d'une résolution rapide du conflit.
Lors d'une conférence de presse, l'Iran a annoncé l'imposition de frais pour des services de navigation, remplaçant ainsi le terme « péages » pour les navires traversant le détroit d’Ormuz. Cette mesure intervient alors que les pourparlers avec les États-Unis se poursuivent pour mettre fin aux hostilités en cours.
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a précisé que les frais étaient destinés à couvrir le coût des services, y compris ceux liés à la protection de l'environnement dans le détroit d’Ormuz, le golfe Persique et la mer d’Oman. Il a souligné que l'Iran ne cherchait pas à établir de véritables péages, mais plutôt à instaurer un système de compensation pour les services fournis.
Cette évolution pourrait avoir des répercussions sur le commerce maritime, car environ 20 % des échanges mondiaux de pétrole transitent par ce passage stratégique. Des experts, comme ceux du Monde, s'inquiètent des impacts possibles sur les tarifs du transport maritime et sur les chaînes d'approvisionnement international. Les observateurs notent que ces frais pourraient inciter d'autres pays à renégocier les termes du passage dans des zones sensibles.
Alors que les négociations se poursuivent, la communauté internationale suit de près ces développements qui pourraient redéfinir le paysage géopolitique du Moyen-Orient. La réaction des États-Unis et des alliés de la région face à cette annonce sera cruciale pour l'avenir de la sécurité maritime dans cette zone stratégique.







