Pour la première fois, Israël a demandé aux habitants de la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, de quitter leur foyer. Cette annonce survient alors que le Hezbollah, soutien pro-iranien, a déclaré avoir résisté à l'avancée des forces israéliennes dans une localité avoisinante.
Cette mise en garde suit de près les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a menacé d'intensifier les frappes pour "écraser" le Hezbollah, alors que les négociations entre les États-Unis et l'Iran semblent stagner, selon des sources diplomatiques.
"Il est impératif que vous évacuiez vos habitations immédiatement et que vous vous dirigiez vers le nord de la rivière Zahrani", a lancé un porte-parole militaire israélien, Avichay Adraee, à l'adresse des résidents de Nabatiyé, l'une des grandes villes méridionales.
Depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah, qui ont débuté le 2 mars, de nombreux habitants ont déjà déserté la ville, qui fait face à des bombardements malgré la trêve instaurée le 17 avril.
Alors que la situation s'aggrave, des frappes israéliennes ont également été signalées dans plusieurs localités, y compris la région de Tyr, comme l'a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani) du Liban. Un correspondant de l'AFP a noté que les ordres d'évacuation pour Tyr avaient entraîné une panique généralisée, provoquant un mouvement d'exode parmi les derniers habitants.
De plus, des bombardements ont touché la région orientale du Liban, y compris la ville de Machghara, selon les autorités locales. L'armée israélienne a annoncé avoir ciblé plus de 100 sites du Hezbollah dans la vallée de la Békaa et dans le sud.
Le Hezbollah a affirmé que ses combattants avaient réussi à stopper une avancée israélienne vers le village de Zaoutar, près de Nabatiyé. Le groupe a utilisé des drones et des obus d'attaque, tout en signalant que des affrontements se poursuivent dans la région. Des attaques ont également été lancées contre des installations militaires dans le nord d'Israël.
Benjamín Netanyahu a promis d'intensifier les frappes, déclarant : "Nous allons augmenter la puissance de nos attaques pour mettre fin à la menace du Hezbollah." Le ministre des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, a même suggéré une réponse disproportionnée : "Pour chaque drone explosif, dix immeubles doivent disparaître à Beyrouth."
Alors que la trêve est censée régir les combats, Israël continue ses opérations contre le Hezbollah, visant systématiquement ses infrastructures. Le dernier bilan fait état d'au moins 3.185 victimes depuis le début des hostilités en mars, selon le ministère de la Santé libanais.







