Une vague de chaleur sans précédent s'installe avec une vigilance orange dans plusieurs départements jusqu'à ce week-end.
Pour la première fois, Météo France a placé en vigilance canicule le mois de mai. Le Finistère a ouvert le bal avec une vigilance jaune qui s’est rapidement étendue à la majorité de l'ouest du pays. Actuellement, huit départements sont désormais sous alerte orange : le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique.
La vigilance orange signale une canicule avérée, caractérisée par des températures élevées persistantes durant au moins trois jours et nuits consécutifs, générant un risque sanitaire pour la population.
Ce phénomène, surnommé « dôme de chaleur », est causé par une zone de haute pression qui capture l'air chaud qui remonte d'Afrique du Nord.
Des températures records pour un mois de mai ont été enregistrées le week-end dernier dans plusieurs stations, telles que Bergerac (33,8 °C), Noirmoutier (31,8 °C) et Brest (29,8 °C), rapportent les données provisoires de Météo-France. « Les écarts par rapport aux normales atteignent parfois 12 °C, voire 15 °C localement », indique François Gourand, prévisionniste chez Météo-France. « Cette situation est plutôt exceptionnelle », ajoute-t-il.
Vigilance canicule : l’aspect sanitaire priorisé
François Gourand prévoit que cette intense chaleur « va se prolonger jusqu'au week-end ». Bien qu'un léger rafraîchissement soit anticipé en milieu de semaine, il affectera surtout le nord, laissant le sud continuellement sous l'emprise d'une chaleur écrasante. Cette vague de chaleur pourrait se terminer par des pluies entre samedi et dimanche.
Bien que la France entière s’en ressente, seules certaines zones de l’ouest et de la région parisienne bénéficient de ces alertes. « L’aspect sanitaire est ici fondamental », précise François Gourand. « Nous ne parlons plus seulement de températures, mais de leurs effets sur la santé de la population, comme l'augmentation des passages aux urgences », ajoute-t-il.
Les habitudes de vie jouent également un rôle. « Les seuils de température varient selon les régions, car les populations ne sont pas toujours adaptées à ces chaleurs », souligne-t-il. Par conséquent, certaines journées chaudes ne donneront pas forcément lieu à une vigilance canicule.
Des étés prolongés
Un expert souligne que ce phénomène illustre les effets du réchauffement climatique, « qui rend possibles des températures aujourd'hui quasiment impossibles à imaginer ». « Cette année, le réchauffement climatique accentue les phénomènes comme ceux-ci, et cela correspond aux prévisions des climatologues, notamment un allongement des étés, qui commencent dès le mois de mai », conclut-il.
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