Le célèbre char Valois, monument commémoratif de la Libération d'Alençon pendant la Seconde Guerre mondiale, a subi un acte de vandalisme la nuit du 25 mai. Situé au carrefour de la Croix de Médavy dans la forêt d'Écouves, l'armement emblématique a été entièrement recouvert de peinture rose, accompagné de tags au message pacifiste « Peace » et « Love ».
Cette transformation inopinée a été confirmée par la maire d'Alençon, Sophie Douvry, qui a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, annonçant avoir déposé plainte pour cet acte. Elle déclare : « Je condamne fermement ces agissements et souhaite que les responsables soient rapidement identifiés ». Dans son message, elle souligne l'ironie d'un acte artistique détourné sur un symbole de la paix retrouvée grâce aux efforts militaires d'antan.
La maire a également souligné l'importance d'enseigner à ces jeunes l'Histoire derrière ces engins de guerre : « Il est crucial de leur faire comprendre que ces chars sont des témoins de notre liberté actuelle. » Elle a exprimé le désir de voir ces messagers de paix nettoyer les dégâts causés.
Les services du Conseil départemental de l'Orne ont été mobilisés dès le lundi pour tenter de rétablir l'état d'origine du char. Malheureusement, les premiers nettoyages n’ont pas porté leurs fruits. Sophie Douvry a ajouté qu'une nouvelle méthode de nettoyage sera tentée pour endiguer ce désagrément, souhaitant restaurer au plus vite l'intégrité de ce symbole historique.
Ce genre d'incident soulève un débat autour de l'art et du respect des monuments historiques. Selon des artistes locaux interrogés, ICI Normandie rapporte que « l’art peut avoir plusieurs visages, mais il est essentiel de garder à l'esprit le contexte historique ».







