Aux États-Unis, un nouveau métier émerge : celui de marionnettiste de robots. Cette profession unique consiste à enseigner aux machines les gestes quotidiens que nous accomplissons aisément.
Dans un article rédigé par Los Angeles Times, nous découvrons Fernando Flores, pilote robotique, qui doit contrôler des bras robotiques chargés de verser du café dans une tasse. Ce geste, bien que simple en apparence, se révèle complexe. Si le robot renverse le café, Fernando n’hésite pas à nettoyer et à recommencer, parfois jusqu'à plusieurs dizaines de fois. À l'heure actuelle, chaque geste est enregistré, et si le robot commet trois erreurs sur une période de 15 secondes, toutes les données sont effacées. Ces enregistrements sont cruciaux pour les entreprises de fabrication robotique, soucieuses de voir leurs machines performer sans fautes. Ce processus se déroule dans les locaux de la start-up Encord, située près de San Francisco, où une maison typique américaine a été créée pour entraîner les robots à des tâches domestiques simples, tel que ranger un bureau. Encord facture 1000 dollars de l'heure pour ces précieuses données d’entraînement.
Le robot domestique, un marché d'avenir
Les experts de CB Insights prévoient qu'en 2026, l'investissement dans la robotique atteindra 10 milliards de dollars. Selon les analyses de Goldman Sachs, ce marché pourrait peser 38 milliards de dollars d'ici 2035. Parmi les entreprises qui se distinguent dans ce secteur, on trouve Tesla, pionnière dans la fabrication de voitures électriques, qui prévoit également de produire un million de robots humanoïdes, nommés Optimus, chaque année. D'autre part, 1X Technologies a déjà enregistré 10 000 commandes pour Neo, un robot domestique qui devrait être disponible en 2026. De son côté, la start-up Weave Robotics a commencé à distribuer des robots capables de plier le linge, ouvrant ainsi la voie à une véritable révolution dans nos foyers.







