Lors d'un prochain « comité de liaison » prévu le 10 juin, le parti Renaissance envisage de formuler des propositions nouvelles, y compris un calendrier pour une éventuelle primaire, visant à désigner un candidat unique pour l'élection présidentielle de 2027. Gabriel Attal, en annonçant cette initiative le 4 juin, souligne l'importance d'avancer dans cette direction.
Cette proposition apparaît cruciale si les prétendants au sein du bloc central, comprenant Renaissance, Horizons, le MoDem et l'UDI, n'arrivent pas à se départager. Gabriel Attal a par ailleurs précisé que son collègue Franck Riester, numéro deux de Renaissance, serait chargé de soumettre ces propositions. L'idée d'une primaire pourrait prendre forme dès février 2027, en cas d'absence de consensus.
Alors que l'équipe d'Attal travaille activement sur cette question, son entourage rappelle que l'objectif est d'instaurer un cadre structuré pour la campagne. « Il faut avancer. Le comité de liaison ne doit pas être qu'une simple réunion amicale. Nous aspirons à être moteurs du rassemblement », souligne-t-on.
Une pression sur Édouard Philippe
En proposant cette primaire, Attal met davantage de pression sur le favori Édouard Philippe, qui minimise cette option. Son entourage semble éprouver des doutes quant à cette initiative, notant que « la primaire n’est pas le scénario privilégié », même si cela ne signifie pas abandonner l’idée d’un rassemblement.
Dans le camp de la droite, la méfiance persiste également. La position de Bruno Retailleau, qui prône un « pragmatisme » en refusant l'idée d'une clause de revoyure, illustre cette réticence. Pour lui, « je me suis engagé dans l’élection présidentielle », indique-t-il clairement.
Dans ce contexte, l'ombre d'une primaire plane sur la campagne présidentielle à venir, alors que les discussions s'intensifient au sein des partis concernés. La tension croît, et l'avenir de cette initiative sera scruté de près par les observateurs de la scène politique française.







