Un incident surprenant s'est produit mardi dans la Manche, où un yacht navigant sous pavillon britannique a été la cible de tir de semonce par la frégate russe Amiral Grigorovitch. Selon le ministère russe de la Défense, le yacht s'approchait de manière "dangereuse" du navire militaire, poussant les autorités britanniques à ouvrir une enquête.
Le fait s'est produit à environ 20 milles nautiques au sud de l'île de Wight, en dehors des eaux territoriales britanniques, comme le rapporte l'AFP. La frégate, qui semblait dériver plutôt que d'être en mouvement, a vu son équipage tenter de se contacter sans succès avec le yacht avant de tirer des coups de semonce.
Le ministère britannique de la Défense a calmement déclaré que ces tirs n'étaient pas dirigés contre le yacht, mais visaient à éviter une possible collision. De leur côté, les responsables russes ont affirmé que des fusées éclairantes et des sons d'alerte avaient été utilisés pour avertir le yacht, mais malgré cela, il s'est approché à moins de 150 mètres, incitant le commandant à ouvrir le feu préventivement.
Cet incident est qualifié d'"isolé" par la Défense britannique. Il intervient alors que les dirigeants du G7 se réunissent à Évian pour discuter des tensions croissantes avec la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine. Un rapport du Telegraph mentionne même que l'Amiral Grigorovitch patrouille au large de la Grande-Bretagne depuis plusieurs semaines, escortant des pétroliers présumés appartenir à la flotte fantôme russe, utilisée pour contourner les sanctions internationales.
Heureusement, aucune blessure ni dommage n'ont été signalés à la suite de cet échange de tirs. Un navire militaire britannique, le HMS Tyne, était également présent pour surveiller la situation. En parallèle, les forces britanniques avaient récemment intercepté un pétrolier soupçonné d'appartenir à cette flotte fantôme, une action qualifiée de "première opération de ce type" par les médias.
Le capitaine du pétrolier, un citoyen indien, a été inculpé pour avoir ignoré les sanctions britanniques et une audience est prévue prochainement. En attendant, le navire reste ancré près de Weymouth, sous la vigilance des autorités.







