Lors d'une conférence de presse à Genève, l'ambassadeur iranien, Ali Bahreini, a déclaré que l'Iran serait "le seul pays" à avoir la main sur l'utilisation de ses fonds qui seront débloqués par les États-Unis. Cette déclaration survient dans un contexte où les autorités américaines ont suggéré que le déblocage pourrait s'accompagner de conditions, notamment liées à des contrats agricoles.
"Aucun autre pays, ni aucune autre entité, ne pourra influencer l'utilisation de ces avoirs. Ce sont des décisions qui reviennent exclusivement à l'Iran", a affirmé Bahreini. Ces invectives reflètent les tensions persistantes autour des discussions concernant les avoirs iraniens.
Le déblocage des fonds fait partie d'un protocole d'accord signé récemment entre Téhéran et Washington, qui vise à mettre un terme aux hostilités. Cet accord stipule que les actifs iraniens, précédemment gelés ou limités, seront intégralement accessibles dès l'implémentation de l'accord.
Lors d'une récente rencontre en Suisse, le vice-président américain, JD Vance, a évoqué la possibilité d'un mécanisme de surveillance pour garantir que ces avoirs ne seraient pas utilisés pour financer le "terrorisme". Il a aussi insinué que des conditions préalables pourraient être appliquées, notamment en matière d'achats agricoles.
Vance a déclaré aux journalistes : "Si des avoirs iraniens devaient être débloqués, ils seraient destinés à soutenir les agriculteurs américains tout en nourrissant le peuple iranien".
Parallèlement, l'Iran a communiqué qu'un accord a été atteint avec les États-Unis pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards de dollars d'avoirs gelés. Kazem Gharibabadi, chef de la délégation iranienne, a précisé que cette libération se ferait en deux étapes de 6 milliards chacune.
L'ambassadeur a également confirmé que les fonds devraient être libérés "très prochainement", tout en signalant que certaines démarches techniques étaient nécessaires, impliquant les États-Unis et le Qatar, où une partie de ces avoirs est actuellement retenue.
Bahreini a souligné que les rôles des États-Unis et du Qatar se limitaient aux aspects techniques du déblocage, ajoutant que l'Iran ne tolérerait pas d'influence externe sur ses décisions relatives à l'achat et à l'importation de matières premières, précisant fermement que cela restait un droit exclusif de son pays.







