Le président américain Donald Trump a récemment proposé, via les réseaux sociaux, une question intrigante : l'agence fédérale chargée de l'immigration, l'ICE, devrait-elle être renommée « NICE » ? Cette initiative vise à embellir l'image d'une agence souvent critiquée pour ses pratiques jugées brutales par de nombreux citoyens et médias.
Sur Truth Social et X, Trump a suggéré d'ajouter le mot « national » pour obtenir « National Immigration and Customs Enforcement », acronymes se transformant ainsi de ICE en NICE. Ce jeu de mots, qui évoque la gentillesse en anglais, se veut une réponse ironique face à une perception majoritairement négative de l'agence.
Trump défend vigoureusement l'ICE, qualifiant ses agents de « patriotes » travaillant dans un climat hostile, citant comme responsables des critiques les médias et les « démocrates idiotes » qui, selon lui, véhiculent de fausses informations. Les agents de l'ICE, clé de voûte de sa politique d'immigration, ont été la cible de critiques continues, notamment de la part d'associations et d'élus qui dénoncent des contrôles discriminatoires et les mauvaises conditions de détention dans certains centres, comme le rapportent plusieurs médias français.
À Minneapolis, des manifestations récentes contre l'ICE témoignent du fossé entre l'image que tente de véhiculer Trump et le ressenti du public. Malgré cette hostilité, l'agence persiste dans ses missions de déportation.
Un sondage qui tranche avec le tapage médiatique
Le mouvement MAGA de Trump soutient fermement que renommer l'agence pourrait améliorer son image perçue. Certains experts en sécurité aux frontières expriment cependant un scepticisme face à cette initiative, arguant que le sérieux et la fermeté de l'agence sont des atouts plus importants.
Depuis son lancement, le sondage a généré plus de 530 000 votes sur X, avec plus de 62,4 % des votants en faveur du nouveau nom. Ces chiffres illustrent le décalage notable entre la perception médiatique de l'ICE et le soutien qu'elle reçoit encore de certaines franges de la population. Trump n'a cependant pas précisé si cette consultation symbolique pourrait se traduire par un changement de nom officiel.







