Après l'initiative du gouvernement pour ses cabinets, François Jolivet, député de l'Indre, souhaite aller plus loin. Il propose d'instaurer des dépistages de stupéfiants au Palais Bourbon, une mesure qui s'appliquerait à tous les membres du personnel, y compris les députés eux-mêmes.
Dans un communiqué, François Jolivet, député de l'Indre (Horizon et indépendants) et vice-président de la commission des Finances, exprime son soutien à la circulaire du Premier ministre du 16 juin 2026. Cette circulaire demande aux ministres de mettre en place des dépistages inopinés et obligatoires de produits stupéfiants au sein de leurs cabinets. Le cabinet du Premier ministre s'est déjà soumis à cette mesure, et l'élu lie cette initiative à une démarche de responsabilité.
Le 18 juin, il a également interpellé la présidente de l'Assemblée nationale pour que cette approche soit adoptée au Palais Bourbon. Il déclare : L'État ne peut mener une politique crédible contre le narcotrafic sans appliquer les règles qu'il impose aux autres.
Pour l’ensemble des personnels et les députés eux-mêmes
Jolivet propose un dispositif visant l'ensemble des personnels de l'institution (fonctionnaires, contractuels et collaborateurs), incluant même les députés eux-mêmes, au nom de l'exemplarité liée au mandat parlementaire.
Il est illogique que le Parlement, qui légifère contre le narcotrafic et attend de l'exécutif qu'il montre l'exemple, s'affranchisse des règles qu'il veut voir respectées. Ce constat soulève des interrogations sur l'éthique et la responsabilité des élus selon le député.
En conclusion, il rappelle à la présidente de l'Assemblée que l'argent public ne peut être alloué à des personnes en infraction dans l'usage de stupéfiants, surtout quand ces réseaux financent des activités criminelles telles que le trafic d'armes. Cela soulève des questions de responsabilité et d'exemplarité au plus haut niveau.







