Europe. Moscou intensifie les frappes sur la capitale ukrainienne, justifiant ses actions par des attaques récentes contre ses infrastructures.
Dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juillet, des forces russes ont déferlé sur Kiev avec une attaque d'une ampleur choquante, utilisant drones et missiles, entraînant la mort d'au moins dix personnes et plus de cinquante blessés. Le Kremlin a qualifié cette offensive de représailles face aux frappes ukrainiennes récentes qui ont visé ses infrastructures civiles.
Volodymyr Zelensky, avertissant des services de renseignement, avait mentionné la probabilité d'une attaque nocturne imminente, ce qui l'a conduit à écourter son voyage à Dublin.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapporté via Telegram que l'attaque avait causé la mort de dix personnes, dont certains ont été piégés dans un immeuble touché de plein fouet. Des vidéos de Reuters illustrent les efforts des services d'urgence s'activant au milieu des débris au lever du jour, tandis que les flammes ravageaient une partie de Kiev.
"L’ennemi a une fois de plus délibérément tué des civils"
Tymur Tkachenko, chef de l'administration militaire de Kiev, a annoncé que 56 personnes, incluant des enfants, avaient été blessées et des dizaines de sites à travers la ville avaient été endommagés. "L’ennemi a encore une fois délibérément frappé des quartiers résidentiels, causant des pertes parmi des civils", a-t-il affirmé sur Telegram. Klitschko a également signalé des ambulanciers parmi les blessés, alors que plusieurs personnes restaient coincées dans des bâtiments effondrés.
Des habitants, portant des enfants, leurs affaires et des animaux de compagnie, ont afflué vers les stations de métro en réponse aux alertes aériennes couvrant presque tout le pays, caractérisant cette nuit comme l'une des plus dévastatrices depuis la mi-juin.
Le ministère russe de la Défense a annoncé que sa "réponse massive", impliquant des missiles et des drones de haute précision lancés de la mer, de l'air et de la terre, avait frappé des sites militaires et énergétiques, ainsi que des aéroports à Kyiv. Ils ont justifié cette offensive comme une réaction à des assauts ukrainiens sur leurs infrastructures civiles, sans fournir de précisions supplémentaires. Selon leurs rapports, 327 drones auraient été abattus durant cette nuit.
La Pologne, membre de l'UE et de l'Otan, a de son côté déployé ses avions de chasse pour surveiller son espace aérien, bien qu'elle ait ensuite levé l'alerte, constatant l'absence de violations. La Finlande, également membre de l'UE et de l'Otan, avait imposé une zone de restriction aérienne dans l'est du Golfe de Finlande mais a rapidement retiré ces mesures après évaluation.







