Actuellement considérée comme la "candidate naturelle" du Rassemblement National, Marine Le Pen ne se lancera pas dans la bataille présidentielle dans n’importe quelles circonstances. Sur LCI, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a réaffirmé qu’elle est prête à se présenter, à condition de pouvoir mener une campagne sans entrave.
Cependant, alors que son procès en appel approche, elle a tempéré ses propos. "Je serai candidate seulement si je peux faire campagne", a-t-elle précisé. La décision concernant son avenir se profile, après que le parquet ait requis, en février dernier, des peines lourdes, y compris une présomption de cinq ans d'inéligibilité pour des accusations relatives à un système de détournement de fonds ([BFMTV](https://www.bfmtv.com/politique/front-national/proces-en-appel-du-rn-quatre-ans-de-prison-dont-un-ferme-et-cinq-ans-d-ineligibilite-requis-en-appel-contre-marine-le-pen_AN-202602030820.)).
La peur n'a pas sa place
Marine Le Pen a une fois de plus exclu toute possibilité de diriger la campagne présidentielle si elle doit être contrainte de porter un bracelet électronique. Dans ses propres mots : "Il est impératif qu'un candidat à la présidentielle soit libre de ses mouvements ; je ne peux pas compter sur un magistrat pour décider si je peux participer à un meeting ou aller sur un marché."
"Il est important d'avoir une certaine liberté d'action pour un candidat, je ne peux me permettre de dépendre d'un jugement extérieur", a-t-elle déclaré lors d'une entrevue.
Cette déclaration illustre bien son point de vue sur les enjeux politiques actuels qui l'entourent. Dans ses propos, un sentiment de détermination se dégage, affirmant que malgré les obstacles, elle ne renoncera pas à ses combats politiques. "Quoi qu'il arrive, je continuerai à défendre mes idées", conclut-elle. Ce moment charnière pour elle pourrait marquer un tournant décisif à l'approche de la présidentielle, moins d’un l'année de la prochaine élection.







