La polémique autour du dernier conseil municipal à Castres prend de l'ampleur. Suite aux accusations de Florian Azéma, maire du Rassemblement National, sur des insultes présumées envers la police municipale lors d'un rassemblement du 20 juin, le collectif Castres Antifa a décidé de répondre avec fermeté. Selon eux, les discours ayant eu lieu ce jour-là étaient intégralement filmés, prouvant ainsi l'absence de propos injurieux.
"Nous n'avons entendu aucune provocation de la part des intervenants ou des membres présents, insiste Castres Antifa. La ville a mis en cause notre intégrité sans preuve, et nous sommes prêts à le démontrer avec nos vidéos. Il est important que la vérité soit rétablie", a déclaré Clément Pouzenc, représentant du collectif.
Les membres de Castres Antifa ont également souligné que les forces de l'ordre n'ont fait qu'observer la scène de loin, éloignées d'environ 200 mètres, sans interagir avec les manifestants. Selon le collectif, l'essence de leur mobilisation était davantage un acte de résistance contre la censure, suite à l'annulation de la pièce Passeport d'Alexis Michalik, qu'une confrontation avec la police.
Un appel à la liberté d'expression
Clément Pouzenc a précisé : "Nous étions là pour faire entendre notre voix en faveur de la culture et de la liberté d'expression. Ce rassemblement n'était pas un lieu de confrontation avec les forces de l'ordre, ni un appel à la violence". Les organisateurs précisent également qu'ils ne peuvent pas être tenus responsables des comportements inappropriés d'éventuels individus présents en dehors de l'événement organisé.
Enfin, le collectif Castres Antifa assure que le rassemblement s'est déroulé dans un climat de sérénité et de respect. Ils rejettent donc violemment toutes les accusations d'insultes envers la police municipale, espérant clore cette controverse qui a désormais pris des dimensions politiques.







