Un vent de changement souffle sur Les Républicains. Après avoir désigné Bruno Retailleau comme le "candidat légitime" pour l'élection présidentielle de 2027, Laurent Wauquiez n'hésite pas à faire marche arrière. Dans une interview accordée au Figaro, il a déclaré que le président de son parti devrait "savoir se retirer si c'est nécessaire" pour éviter une dispersion des voix à droite.
« La réalité est que le candidat LR est à moins de 10 %. Si tout le monde reste dans la course, nous risquons d'éliminer un candidat de droite, ce qui pourrait permettre à Jean-Luc Mélenchon de se qualifier au second tour. Je ne veux pas participer à cela », a-t-il affirmé, soulignant l'importance de l'unité.
Une préférence pour Édouard Philippe
Au-delà de son message à Retailleau, Wauquiez marque un tournant en exprimant son soutien à Édouard Philippe. "Édouard Philippe peut, par son expérience, incarner l'ordre et le sérieux nécessaires pour redresser la France", a-t-il déclaré, tout en précisant la nécessité d'une rupture avec l'héritage de la macronie.
"Ce serait dangereux" d'être tous les deux candidats, selon Édouard Philippe, qui pointe également le risque d'une saturation des candidatures au sein du bloc central. @GabrielAttal
— RTL France (@RTLFrance) July 1, 2026
Invité ce mercredi sur RTL, Philippe a également évoqué la nécessaire prise de conscience autour de la multiplication des candidatures. "Il est normal que chacun tente sa chance, mais attention aux conséquences d'un trop grand nombre de candidats dans un espace politique restreint."
Wauquiez montre ainsi une nouvelle facette de la dynamique interne des Républicains, alors que le paysage politique français se prépare à des années de choix stratégiques en vue de la présidentielle de 2027.







