Le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius, a récemment exprimé le souhait de son pays d'accroître la production sur son sol des armements américains nécessaires à son armée. Cette déclaration intervient à l'approche du sommet de l’Otan qui se tiendra en Turquie les 7 et 8 juillet, où la sécurité européenne sera au cœur des discussions, les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, incitant les pays européens à contribuer davantage à leur défense.
« Nous sommes conscients que les capacités de production des États-Unis sont limitées et qu’elles doivent être augmentées rapidement », a affirmé M. Pistorius lors d'une conférence de presse, entouré du chancelier Friedrich Merz et du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.
Le ministre a ajouté : « Nous sommes très intéressés par la fabrication, ici en Allemagne, de certains systèmes militaires ou de composants de systèmes ». Cette démarche est d'autant plus pertinente que la demande pour des équipements américains tels que les missiles et les systèmes de défense aérienne, en particulier les Patriots, a considérablement augmenté face à l’escalade des crises mondiales. Les stocks disponibles sont devenus limités, notamment en raison de leur utilisation intensive en Ukraine et dans d'autres zones de conflit.
Parallèlement, l'Allemagne et d'autres pays européens de l’Otan cherchent à renforcer leur propre industrie militaire. Cette stratégie est d'autant plus significative que l'administration Trump a déjà exprimé son intention potentielle de réduire sa présence militaire en Europe. Toutefois, certains systèmes d'armement demeurent essentiels.
« Personne n'aspire à plus d'indépendance sans vouloir recourir aux systèmes américains », a souligné M. Pistorius, notant qu'il existe des matériels dont l'Europe ne dispose pas et nécessaires pour les années à venir.
De son côté, Mark Rutte a salué les initiatives allemandes visant à renforcer ses capacités militaires, rappelant que lors du sommet, l'accent sera mis sur le renforcement des industries de défense. « Même si la guerre en Ukraine devait se terminer, la Russie continuera de représenter une menace à long terme pour la sécurité euro-atlantique », a-t-il déclaré, faisant écho aux préoccupations croissantes au sein de l'Otan.







