La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis représente un moment fort dans une histoire jalonnée de conflits qui dure depuis deux décennies. Les relations entre Washington et Caracas, déjà tendues depuis l'élection d'Hugo Chávez en 1999, n'ont cessé de se détériorer, culminant avec des sanctions imposées à partir de 2006, sous George W. Bush, qui visaient à interdire l'exportation d'armements vers le Venezuela.
Depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chávez, les États-Unis ont régulièrement accusé le régime vénézuélien de violations des droits humains, notamment après l'élection de Maduro en 2013. Le président Obama avait déjà introduit des sanctions contre plusieurs hauts fonctionnaires vénézuéliens, et la répression de manifestations anti-gouvernementales a conduit à une isolation diplomatique croissante du pays.
Les tensions ont pris un tournant dramatique en 2017 lorsque l'administration Trump a non seulement intensifié les sanctions, mais a également laissé entendre que des options militaires n'étaient pas à exclure. À partir de 2019, les États-Unis ont reconnu l'opposant Juan Guaidó comme président par intérim, provoquant la rupture des relations diplomatiques avec Caracas.
Un embargo imposé sur le pétrole en 2019 a exacerbé les difficultés économiques du Venezuela, avec des conséquences catastrophiques pour la population. Les soupçons de Maduro à l'égard des intérêts américains dans l'industrie pétrolière vénézuélienne n'ont fait qu'accentuer la méfiance entre les deux nations.
Récemment, une série d'opérations militaires américaines contre des navires de narcotrafiquants présumés, revendiquées par l'administration Trump, ont soulevé des accusations de piraterie internationale de la part du gouvernement vénézuélien. En décembre 2025, des frappes ciblées en plein Caracas ont conduit à la capture de Maduro, une opération controversée qui remet en question les principes de la légitimité internationale.
En réponse, les autorités vénézuéliennes ont dénoncé ce qu'elles qualifient de "très grave agression militaire" et ont appelé à la mobilisation de leurs citoyens pour contrer cette intervention perçue comme une violation de souveraineté. Les experts s'inquiètent des implications de cette escalade militaire et de son impact sur la stabilité régionale. Le Monde a rapporté que cette situation pourrait entraîner de nouvelles crises humanitaires au Venezuela, déjà frappé par des pénuries alimentaires et sanitaires.







