La candidate La France insoumise (LFI) pour la mairie de Paris, Sophia Chikirou, est au cœur d'une controverse qui pourrait avoir des retombées sur sa campagne, prévue pour mai 2026. En effet, elle sera jugée pour des accusations d'escroquerie, dont elle se défend en évoquant un simple 'différend commercial'.
Selon l'AFP, le tribunal correctionnel de Paris se penchera sur cette affaire le 12 mai 2026, concernant des faits présumés remontant à juillet 2018. Chikirou, qui avait cofondé le site d’actualité Le Média, est suspectée d’avoir tenté de tromper la banque Crédit du Nord au détriment de son entreprise de communication, Mediascop. Les accusations porteraient sur des tentatives de virement d'une somme supérieure à 67 000 euros, qui n'ont jamais abouti faute de fonds suffisants.
Les enquêteurs évoquent des actes potentiellement frauduleux, notamment le fait que Chikirou se soit présentée comme présidente de Le Média alors qu'elle avait perdu ce statut. En réponse, elle déclare qu'il s'agit d'un procès sans plaignant ni préjudice, dénonçant une manœuvre politique destinée à entacher sa campagne électorale.
Sophia Chikirou, figure notable de la LFI et proche de Jean-Luc Mélenchon, a également été mise en examen depuis septembre 2024 dans une autre affaire liée aux comptes de campagne de Mélenchon en 2017. Dans ses réactions, elle souligne que la situation entre les deux sociétés concernées a été résolue depuis longtemps et que les accusations n'ont pour but que de nuire à sa réputation.
En parallèle, Rachida Dati, ministre et candidate à la mairie de Paris, fait face à des enquêtes similaires. Ce climat judiciaire autour des candidatures aux municipales de 2026 soulève des questions sur l'intégrité du système politique français. Les experts s'interrogent sur l'impact de ces affaires sur le choix des électeurs au cours de la campagne à venir, notamment dans un contexte où les attentes de transparence politique sont de plus en plus élevées.







