La situation politique au Venezuela a pris un tournant dramatique avec l'arrestation de Nicolas Maduro, capturé par les États-Unis le 3 janvier dernier. Ce développement majeur a conduit à la nomination de Delcy Rodriguez, vice-présidente fidèle à Maduro, comme présidente par intérim, une décision qui aura des répercussions significatives dans la région.
Maduro, qui doit comparaître devant un tribunal de New York, fait face à des accusations allant du narcoterrorisme à la corruption. Donald Trump, dans des déclarations récentes, a affirmé que, désormais, les États-Unis « sont aux commandes » du pays, une assertion qui soulève des inquiétudes au sujet de la souveraineté nationale vénézuélienne.
« Ce que nous voyons ici, c'est une ingérence flagrante dans les affaires vénézuéliennes », a déclaré le président colombien Gustavo Petro, critiquant ce qu'il qualifie d'enlèvement injustifié. Cette situation exacerbe les tensions déjà présentes en Amérique Latine, où les mouvements populaires dénoncent l'impérialisme américain.
Des rapports font également état de nombreux membres des services de sécurité cubains de Maduro tués durant cette opération, ce qui alimente les spéculations sur l'avenir de Cuba dans le sillage de cette capture. Dans une déclaration publiée par la Maison Blanche, Trump a noté que « Cuba est prêt à tomber » sans le soutien pétrolier du Venezuela, augmentant ainsi l'angoisse régionale.
En réponse à l'escalade de ces tensions, le Conseil de sécurité de l'ONU a prévu une réunion d'urgence à la demande du Venezuela, concernant ce qu'il perçoit comme une atteinte à sa souveraineté. Selon une analyse d'experts, notamment Olivier Compagnon, historien, cette intervention pourrait signaler une nouvelle ère d'ingérence américaine en Amérique Latine, apportant possiblement plus de destabilisation que de solutions.
Alors que le monde attend l'issue de cette crise, une question demeure : quel avenir pour le Venezuela et la région face à cette dynamique politique en plein bouleversement ?







