Le ministère américain de la Justice a récemment dévoilé que plus de deux millions de documents relatifs à l'affaire Jeffrey Epstein demeurent inaccessibles au public. Ce chiffre impressionnant soulève de nombreuses questions quant à la transparence des investigations en cours.
Dans une mise à jour officielle datée de lundi, le procureur de New York, Jay Clayton, a précisé que seul un pourcentage infime des dossiers avait été rendu public. En effet, sur les 2,1 millions de documents, seulement 12 285 ont été partagés, totalisant environ 125 575 pages. Ce retard dans la diffusion des informations a été interprété par certains observateurs comme un manque de diligence de la part des autorités. « La priorité doit être donnée aux victimes et à la vérité », a déclaré un expert en droit pénal, soulignant l'urgence d'une divulgation complète et rapide.
Les efforts de publication se heurtent à des obstacles significatifs. Le gouvernement fédéral a annoncé qu'il examinait actuellement plus d'un million de documents, dont la publication pourrait prendre plusieurs semaines. Plus de 400 avocats sont impliqués dans ce processus, un volume qui, selon Jay Clayton, nécessite une attention méticuleuse pour protéger l'identité des victimes. Cette situation a alimenté les accusations de dissimulation dirigées contre l'administration précédente, notamment en raison des relations passées entre Donald Trump et Epstein.
Ce dernier, qui s'est suicidé dans sa cellule de New York en 2019 alors qu'il était accusé d'exploitation sexuelle de mineures, a laissé derrière lui un réseau tentaculaire dont les implications continuent de faire l'objet d'une enquête approfondie. Des documents récemment publiés indiquent que Trump aurait voyagé à plusieurs reprises sur l'avion privé d'Epstein, même si le président n'a pas été accusé d'actes criminels dans cette affaire. Il est crucial que ces informations soient traitées avec rigueur pour restaurer la confiance du public envers le système judiciaire.
Les critiques affirment que la lenteur des divulgations pourrait entraîner des conséquences néfastes, incitant certains à se demander si le gouvernement fait suffisamment pour garantir la justice pour les victimes. Comme l’a mentionné un article du Monde, la pression sur le ministère de la Justice continue de croître alors que les citoyens réclament des comptes sur les secrets qui persistent autour de cette affaire explosive.







