Une situation troublante s'est produite à la prison de Condé-sur-Sarthe, où de l'eau a été observée dans l'une des coursives du quartier de lutte contre la criminalité organisée. Dans une déclaration faite le lundi 5 janvier, un porte-parole de la Chancellerie a confirmé les faits, soulignant que le calme régnait dans l'établissement durant la nuit.
Il a été précisé que l'auteur de cette inondation avait déjà été identifié et que des enquêtes étaient en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Selon des représentants syndicaux, la direction de la prison a pris la décision de couper l'eau dans les cellules du QLCO tout en privant les détenus concernés de leur droit à la promenade.
Cette réaction des autorités pénitentiaires s'inscrit dans un contexte plus large de mécontentement parmi les détenus. En effet, des mouvements similaires ont été aperçus au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil en août 2025, où des détenus avaient choisi de protester en obstruant les siphons de douches, entraînant également des inondations dans les lieux. Ces actions désespérées mettent en lumière les craintes des détenus confrontés à des conditions de détention jugées inhumaines. Ils dénoncent, d'une part, leurs transferts dans ces quartiers de haute sécurité et, d'autre part, l'absence de moyens adéquats pour une réhabilitation.
Une voix experte, énoncée par un spécialiste du droit pénal, illustre la nécessité de revoir les conditions de détention dans ces établissements ultra-sécurisés. Il souligne que la mauvaise gestion du système carcéral pourrait exacerber la criminalité plutôt que de la combattre. Pour la Chancellerie, cet incident souligne encore une fois les défis que posent ces quartiers sur le système judiciaire en France, rappelant que même les moyens de contestation des détenus restent limités.







