L'eurodéputée Sarah Knafo, membre du parti Reconquête, a exprimé son indignation face aux réactions des différentes personnalités politiques françaises concernant l'exfiltration du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis. Dans une vidéo diffusée sur X, elle a critiqué ceux qui, de la droite à la gauche, ont évoqué une prétendue atteinte au droit international. D'après elle, Maduro est un dirigeant qui a largement violé les droits de son peuple, en fraudant les élections, emprisonnant ses opposants et accueillant des groupes terroristes sur son sol.
« Je suis sidérée des réactions à la capture de Maduro. Parler de droit international pour un homme qui a affamé son peuple est déplacé », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que, depuis 1999, la situation au Venezuela a conduit des millions de citoyens à fuir leur pays, remettant en question l'efficacité du droit international dans la protection des peuples face à la tyrannie.
Pour Knafo, le terme de « souveraineté » a été dévalué. « La souveraineté doit garantir le bien-être du peuple, pas protéger les tyrans », a-t-elle ajouté. Elle a souligné que le trafic de drogues et l'immigration forcée sont des armes de guerre utilisées par Maduro contre l'Occident, ce qui justifierait une intervention reconnue comme legittime.
Lors de la capture, le président américain Donald Trump a déclaré que Maduro serait jugé pour narcoterrorisme aux États-Unis, évoquant aussi les opportunités économiques que cela pourrait créer pour les entreprises américaines. « Nos grandes compagnies pétrolières vont investir et redresser le pays », a-t-il commenté, mettant en lumière la dimension économique de cette opération.
Face à cette situation, des analystes politiques, comme Jean-Paul Fitoussi, soulignent que les actions des États-Unis pourraient bien apparaître en tant que réponse aux politiques agressives de Maduro envers l'Occident. Dans un contexte délicat où l'ordre mondial est en pleine mutation, ces événements posent la question d'une nouvelle forme d'intervention, prenant en compte les droits humains et la sécurité nationale.
Ainsi, alors que certains politiques prônent le respect scrupuleux de la souveraineté, Knafo rappelle que celle-ci ne peut être synonyme d'impunité pour les régimes autoritaires qui mettent en péril la stabilité mondiale.







