Le président américain Donald Trump semble déterminé à faire du Groenland un enjeu central de sa politique étrangère. Le 4 janvier, il a de nouveau évoqué l'idée que le Groenland devrait être intégré aux États-Unis, arguant que cela serait vital pour la sécurité nationale. Ses déclarations, faites à bord de l'Air Force One, ont suscité une vive réaction du Premier ministre danois, Mette Frederiksen, qui a souligné l'absurdité d'une telle revendication.
Dans une réponse franche, le Premier ministre groenlandais, Jens Frederik Nielssen, a déclaré sur Facebook : "Plus de pression. Plus de sous-entendus. Nous sommes ouverts au dialogue, mais respectons le droit international". Cette réaction met en lumière un malaise croissant face à la convoitise manifeste des États-Unis pour l'île, riche en ressources minérales et au positionnement stratégique privilégié en Arctique.
En effet, le Groenland, un territoire autonome du Danemark, recèle des richesses naturelles importantes, dont des minéraux et un accès stratégique à des routes maritimes. Trump avait déjà exprimé son désir d'acheter le territoire en 2019, une proposition qui avait été immédiatement rejetée par Copenhague. Cependant, ses récentes menaces d'annexion, qui incluent la possibilité d'utiliser la force, ont provoqué consternation non seulement à Nuuk et Copenhague, mais également à travers l'Europe, où la France a dénoncé "une forme d'impérialisme" (source : France24).
Les experts militaires analysent également cet intérêt accru pour le Groenland, le qualifiant de "point névralgique pour les opérations militaires américaines en cas de tensions avec la Russie". Selon un expert en géopolitique, Jean-Pierre Filiu, "la présence stratégique sur le territoire permettrait aux États-Unis de surveiller de près les activités militaires russes et de renforcer leur position face à l'Arctique en plein réchauffement climatique".
Dans un contexte mondial où les ressources naturelles deviennent de plus en plus précieuses, le Groenland représente une opportunité tant géostratégique qu'économique pour Washington. Cependant, cette ambition américaine soulève d'importantes questions sur la souveraineté des territoires autonomes et le respect des accords internationaux. Le message est clair ; le Groenland n'est pas à vendre, et la communauté internationale surveille attentivement la situation.
Au final, les scénarios d'annexion ou d'achat du Groenland par les États-Unis restent du domaine de la spéculation, tandis que Copenhague et Nuuk affirment leur détermination à préserver leur autonomie et leur identité face à cette menace persistante.







