Dans un tournant significatif pour la diplomatie américaine, Donald Trump a déclaré, lors d'une récente allocution à bord de l'Air Force One, être disposé à rencontrer Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela. Cette annonce intervient peu après l'arrestation du président Nicolás Maduro également transmise par des sources comme Le Monde.
Le président américain a affi rmé que son administration collaborait "vraiment bien" avec la nouvelle direction vénézuélienne et a ajouté : "À un moment donné, je le ferai", suscitant des spéculations sur un futur dialogue fructueux. Le Venezuela, sous la direction de Rodriguez, débute un "processus exploratoire" pour restaurer les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis 2019.
Des experts voient cette ouverture comme une tentative de Washington de tirer parti des vastes réserves de pétrole du pays sud-américain. En parallèle, Rodriguez espère maintenir l'indépendance du Venezuela tout en établissant une relation constructive avec les États-Unis. Un responsable du Département d'État a noté : "Nous restons en contact étroit avec les autorités intérimaires du Venezuela", comme rapporté par BBC News.
Ce développement arrive également à un moment où Trump semble vouloir renforcer sa position sur la scène internationale. "Nous devons mettre fin à la coopération de Caracas avec La Havane", a-t-il souligné dans un discours, tout en appelant Cuba à accepter un accord qu'il n'a pas précisé.
En ce qui concerne les libérations de prisonniers au Venezuela, un certain nombre d'individus, y compris des étrangers, ont été mis en liberté récemment, bien que le processus soit jugé lent par les familles des détenus. Des ONG telles que Foro Penal estiment qu'il reste encore entre 800 et 1 200 prisonniers politiques dans le pays, ce qui pose un défi à la nouvelle administration en place.
Pendant ce temps, des voix critiques s'élèvent, pointant la nécessité de réformes structurelles dans l'industrie pétrolière vénézuélienne pour qu'elle soit véritablement attractive pour des investissements étrangers. Des dirigeants comme Darren Woods d'ExxonMobil ont mis en garde, qualifiant le pays de "non investissable" sans véritables changements, une opinion partagée par d'autres analystes du secteur.







