Ce samedi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, concrétisera la signature tant attendue du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, comprenant l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. Cette annonce a été révélée par Bruxelles, soulignant l'importance stratégique de cet accord pour le marché européen.
Ce traité, fruit de plus de 25 ans de négociations, pourrait constituer l'une des plus vastes zones de libre-échange à l'échelle mondiale, touchant plus de 700 millions de consommateurs. Lors d'une récente déclaration, Ursula von der Leyen a qualifié cet accord de « moment historique » pour les relations commerciales entre l'Europe et l'Amérique latine.
Cependant, tous les États membres de l'UE ne sont pas en accord concernant cette initiative. Grâce au soutien déterminant de l'Italie dirigée par Giorgia Meloni, l'accord a reçu le feu vert de la majorité des pays. Néanmoins, des nations comme la Hongrie, la Pologne, l'Irlande, l'Autriche et la France s'opposent fermement à cette ratification, invoquant des préoccupations concernant la sécurité des produits agricoles.
Pour les partisans de cet accord, les avantages sont clairs : il permettra de relancer l'économie européenne en favorisant l'exportation de divers produits tels que les automobiles, machines, vins et fromages. D’autre part, ses détracteurs voient d'un mauvais œil l'importation de viande bovine, volaille, sucre et autres produits en provenance d'Amérique du Sud qui pourraient inonder le marché européen, menaçant les agriculteurs locaux.
De nombreux agriculteurs européens, notamment en France, continuent de faire entendre leur mécontentement, prévoyant des actions de protestation dans les jours à venir, y compris des blocages d'autoroutes et de raffineries. Patrick Mercier, expert en agriculture, souligne que « cet accord risque de bouleverser le paysage agricole européen, avec des produits qui ne respecteront pas toujours les normes sanitaires européennes ».
Le débat est loin d’être clos, car la ratification finale de l'accord dépendra d'un vote du Parlement européen prévu pour février ou mars. Les agriculteurs opposés à l'accord prévoient une grande manifestation devant le siège du Parlement à Strasbourg le 20 janvier pour faire entendre leur voix. Ce sera un test crucial pour l'avenir de cet accord commercial, en faveur ou non des intérêts locaux.







