La 83e édition des Golden Globes a éclaté sous les projecteurs de Beverly Hills, rassemblant acteurs et actrices autour d'une compétition où 'Une bataille après l'autre' et 'Sinners' se profilent comme les favoris, à deux mois des Oscars.
L'humoriste Nikki Glaser a ouvert la soirée avec un trait d'humour politique, décernant 'le Golden Globe du meilleur montage' au 'ministère de la Justice américain', ironisant sur l'affaire Epstein qui continue de hanter Donald Trump.
Avec de nombreuses nominations, 'Une bataille après l'autre' a immédiatement fait sensation en décrochant le Globe du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor. Cette dernière a ému l'audience avec un discours puissant, proclamant : 'À mes sœurs de couleur, notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller.'
Ce film, signé par Paul Thomas Anderson, traite des fractures de la société américaine contemporaine, faisant émerger des conflits entre l'héritage du Black Power et celui du Ku Klux Klan, qui se conclut inévitablement par la violence. Leonardo DiCaprio y incarne un ex-militant en quête de rédemption, cherchant à sauver sa fille métisse d'un suprémaciste blanc.
Quant à 'Sinners', il plonge dans la douleur des Afro-Américains dans le Sud ségrégationniste des années 30, mêlant contes de vampires et blues. Le film se bat pour le prix du meilleur film dramatique face à 'Hamnet', qui explore la tragédie du deuil de William Shakespeare après la perte de son fils. Certains experts estiment que Jessie Buckley pourrait bien remporter le titre de meilleure actrice pour son rôle d'Agnes.
Le film norvégien 'Valeur sentimentale', qui traite encore une fois de relations familiales complexes, pourrait surprendre, arborant aussi une belle collection de nominations. Dans ce climat réformé des Golden Globes, où l'ancien jury a été critiqué pour ses biais racistes, l'ajout de votants internationaux pourrait redéfinir les critères de sélection.
L'analyste de cinéma Pete Hammond souligne que 'Sinners' pourrait signaler un changement significatif dans les votes, alors que les Golden Globes ont longtemps été perçus comme déconnectés des luttes sociales contemporaines.
En outre, des films comme 'Un simple accident', du réalisateur iranien Jafar Panahi, récemment condamné, pourraient aussi tirer leur épingle du jeu dans la catégorie du meilleur film international, apportant une dimension sociale pertinente dans cette compétition.
En somme, cette 83e édition des Golden Globes se veut un reflet des luttes et des espoirs d’un monde en changement, et les résultats promettent de marquer un tournant significatif dans la reconnaissance des œuvres cinématographiques engagées.







