Les manifestations en Iran, déclenchées par la vie chère, prennent un tournant tragique. Le bilan des violences a atteint 538 morts, d'après l'ONG HRANA. Dans un contexte de tensions croissantes, Téhéran a averti qu'il frapperait Israël et les bases américaines au Moyen-Orient en réponse à toute intervention de Washington.
Les révoltes, qui durent depuis deux semaines contre un régime accusé de mal gérer l'économie, s'accompagnent d'un déchaînement de violence. Le président Donald Trump a menacé Téhéran, affirmant que les États-Unis seraient prêts à soutenir les manifestants si la répression perdure. Sur son réseau Truth Social, il a écrit : "L’Iran veut la liberté, et les États-Unis sont prêts à l’aider".
À la suite de ces déclarations, la situation est devenue explosive. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est mis en état d'alerte maximale face à une possible intervention américaine, des informations relayées par le Wall Street Journal. Lors d'un échange téléphonique avec Marco Rubio, secrétaire d'État américain, la discussion sur des actions militaires a été évoquée.
Les coupures d'internet en Iran ont compliqué l'accès à des informations fiables, mais des images et des témoignages continuent de filtrer. HRANA a rapporté 10 600 arrestations à travers le pays. La télévision d'État a diffusé les funérailles de membres des forces de sécurité, tués par les émeutiers, et a mentionné des actes de violence à l'encontre des autorités.
La situation est caractérisée par un bras de fer entre un régime craignant des défections parmi ses propres rangs et une opposition déterminée à faire pression, espérant des changements. Selon un analyste, cette phase pourrait s’apparenter à une "guerre d'endurance" entre les deux camps, chacun espérant forcer l'autre à céder.
Alors que l'avenir s'annonce particulièrement incertain, des experts s'interrogent sur la capacité des manifestants à maintenir la pression sans soutien extérieur significatif. De nombreuses voix, tant en Iran qu'à l’international, appellent à une vigilance accrue face à cette crise humanitaire et politique.







