Née à Téhéran et exilée en France depuis 1984, Ladan Dirickx est maintenant le bâtonnier du barreau d’Angers et membre du parti Iran-Novin, qui s'emploie à promouvoir le retour à la démocratie en Iran.
La famille Tajbakhsh, dont Ladan fait partie, a vécu les premiers bouleversements de la République islamique, mais c'est en 1984 que le besoin de fuir est devenu pressant. À l'âge de 13 ans, Ladan a été arrêtée avec sa sœur lors d’une fête. Cette nuit-là, la justice islamique a brisé son insouciance, condamnant chaque adolescent à trente coups de fouet pour avoir osé désobéir aux règles strictes concernant la mixité et la musique.
Pour mes parents, cela a été un tournant. Mon père, jadis convaincu que la situation se rétablirait, a cessé de croire à un retour à la normale.
L'impact de cette expérience a poussé sa famille à fuir, réalisant que la résistance au régime était devenue insoutenable. Ladan se remémore son émigration et la prise de conscience qu'elle a dû affronter. « Au fur et à mesure que nous grandissions, le port du foulard est devenu un symbole de notre oppression, différent de la liberté que nous avions chez nous. »
Dans un entretien avec France 24, elle a déclaré : « Nous ne pouvons pas avoir perdu tant de jeunes pour rien. C'est un devoir moral de continuer la lutte pour la liberté et la dignité humaine en Iran. » Son parcours, fait de luttes et d'espoir, est aujourd'hui un phare pour les nombreuses personnes qui aspirent à un changement positif en Iran.
Dirickx souligne l'importance de la solidarité internationale. Elle appelle à un soutien renforcé des pays occidentaux pour aider ceux qui luttent pour leurs droits. Le message est clair : la voix de la jeunesse iranienne ne doit pas être étouffée. Le collectif Iran-Novin, ainsi que d'autres organisations, œuvrent à faire entendre ce cri de désespoir. (Source: France 24)
À travers son engagement, Ladan Dirickx incarne l'espoir d'une génération désireuse de changement. Elle nous rappelle que chaque voix compte dans la quête de la liberté. La lutte pour les droits humains en Iran n'est pas seulement l'affaire des Iraniens ; elle concerne le monde entier.







