Pour la deuxième journée consécutive, les rues de Téhéran ont vu des manifestations vibrantes, ce dimanche 22 février. Les tensions sont exacerbées par une pression militaire accrue des États-Unis sur l’Iran.
Ce jour-là, des étudiants ont brandi le drapeau de la monarchie iranienne devant l'université Sharif. Ce symbole fort a été érigé non seulement comme un défi contre le régime actuel mais aussi comme un appel à l'opposition. Selon des correspondants de médias présents, des affrontements ont eu lieu entre partisans et détracteurs du régime à divers points de la capitale. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des échauffourées, allant jusqu'à des blessés. Comme le rapporte France 24, plusieurs jeunes vêtus de noir se sont opposés à des soutiens aux mollahs, illustrant la fracture sociale grandissante.
Les slogans anti-gouvernementaux ont refait surface, coïncidant avec la fin de la période de deuil de 40 jours après les manifestations énergiques de janvier. Ces manifestations sont principalement orchestrées par des étudiants qui osent défier le pouvoir en place.
Une tension militaire croissante dans la région
Parallèlement, les États-Unis intensifient leur présence militaire avec le déploiement de deux porte-avions et plus de 50 000 soldats dans la région. Tout cela alors que le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghichi, exhorte à trouver une issue diplomatique concernant le programme nucléaire iranien. « S'ils cherchent à résoudre le dilemme autour de l'enrichissement de l'uranium, la diplomatie reste la seule issue viable », a-t-il affirmé, soulignant l'importance de négociations constructives.
Les pourparlers entre Washington et Téhéran sont attendus ce jeudi à Genève, alors que l'Iran réitère son droit à la défense face aux menaces extérieures. La situation demeure tendue et complexe, entre défis internes et manœuvres internationales.







