Le 24 février 2022, alors que le soleil se levait sur Kiev, Liubov Marchuk, ingénieure et chercheuse, fut brusquement réveillée par des explosions lointaines. Dans un récit rempli d'émotion, elle se remémore ce moment chaotique : « Tout a commencé à 5 heures du matin. Ce bruit, si sourd et si irréel, était difficile à appréhender. » L'incompréhension et la peur se mêlèrent dans son esprit, où les événements lui semblaient d'abord impossibles.
Les jours qui suivirent furent marqués par des images de tanks envahissant la ville et des actes de violence inqualifiables. « J'ai été traumatisée par la vue des chars. Les atrocités commises par les soldats russes sont inimaginables », avoue-t-elle en larmes. Malgré cette tragédie, Liubov a choisi de s'accrocher à la vie et à sa vocation.
Quatre ans après le début de cette guerre, elle a trouvé refuge à l’Institut national polytechnique de Bretagne à Plouzané, où elle continue ses recherches tout en restant profondément attachée à son pays. À l'INP, elle collabore avec des étudiants et des chercheurs, tentant d'apporter un peu de lumière à sa terre natale. Liubov affirme : « Mes recherches sont une manière de rester connectée à l'Ukraine. Je veux prouver que même dans l'obscurité, il y a de l'espoir. »
Ce récit est le reflet d'une résilience extraordinaire et d'un engagement formidable au cœur de la tempête. Selon un article du Ouest-France, des initiatives similaires émergent partout en France, avec des universitaires ukrainiens partageant leur expertise et leur culture pour sensibiliser le public à la situation tragique que vit leur pays.
En partageant son histoire, Liubov espère non seulement sensibiliser le monde aux conflits en cours, mais aussi inspirer d'autres à défendre la paix et à soutenir les victimes de la guerre.







