La scène musicale électro est en émoi. Ces derniers jours, de nombreuses allégations de harcèlement et d'abus sexuels ont émergé sur les réseaux sociaux, touchant plusieurs DJ. Ces révélations ont conduit à l'annulation de festivals, ainsi qu'à la suspension des collaborations de l'agence STEER avec les artistes incriminés.
Le DJ français Shlømo a pris la parole via Instagram, dénonçant une "campagne de calomnie" et annonçant son intention d'engager des poursuites pour défendre sa réputation. "Ces accusations reposent sur des informations mensongères délibérément déformées," a-t-il affirmé.
De son côté, le DJ suisse Odymel, de son vrai nom Antoine Lauffer, a également exprimé ses pensées sur Instagram. Dans un message publié le 23 février, il a indiqué avoir longtemps hésité à s'exprimer, craignant de mal communiquer et d’aggraver la situation. "Cette prise de parole est quelque chose à laquelle je réfléchis depuis plusieurs mois maintenant," a-t-il écrit.
Concernant les accusations, Odymel affirme que les faits se seraient produits dans un état de "sexomnie". Selon lui, après un rapport consenti, son partenaire aurait rapporté qu'il avait eu des gestes à caractère sexuel durant son sommeil et aurait tenté d'initier un rapport non consenti. Il insiste cependant qu'il a immédiatement cessé toute action lorsque la personne lui a demandé d'arrêter.
Ce type de défense, bien que rare, soulève des questions sur la perception du consentement et de la responsabilité dans de telles situations. Comme le souligne la psychologue spécialisée en violences sexuelles, Dr. Claire Martin, "il est crucial de comprendre les dynamiques de consentement, même dans des états altérés, pour éviter d'éventuelles justifications inappropriées de comportements inacceptables". Cette affaire alimente donc un débat plus vaste sur la culture du consentement au sein de la scène musicale et au-delà.







