Le sud-est du Brésil a été frappé par des pluies torrentielles qui ont entraîné la mort d'au moins 30 personnes et laissé des dizaines d'autres portées disparues le 24 février. Les services d'urgence continuent leur tâche désespérée pour retrouver les victimes au milieu des débris et des glissements de terrain.
Au Parque Burnier, un secteur de Juiz de Fora, des pompiers ont été aperçus en train d'extraire un corps de l'épaisse boue qui a englouti au moins 12 maisons dans ce quartier vulnérable. Selon les autorités locales, 22 des victimes proviennent de cette zone, avec un bilan total qui s'élève à 30 morts dans tout l'État de Minas Gerais.
Les pompiers, soutenus par des chiens de recherche, scrutent les décombres à la recherche de 39 personnes disparues. La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomão, a déclaré l'état de catastrophe naturelle, soulignant la gravité des glissements de terrain, qui ont été multipliés par des conditions météorologiques extrêmes, faisant de ce mois de février le plus pluvieux de l'histoire de la ville, avec des précipitations atteignant 584 millimètres.
Des bénévoles affluents pour aider, témoignant de la solidarité de la communauté alors que les autorités déclarent que plus de 3 000 personnes ont dû fuir leurs foyers. Des témoignages poignants émergent, comme celui de Wilton Aparecido de Souza, qui pleure son fils de 20 ans enseveli sous les débris.
Paulo Roberto Bermudes Rezende, coordinateur de la Défense civile de l'État, a exprimé des craintes quant aux chances de retrouver des survivants. "Nous faisons tout ce qui est possible", a-t-il déclaré, tout en maintenant un espoir fragile au sein de la communauté touchée.
Des images filment des bâtiments s'effondrant et des routes devenant impraticables, tandis que les autorités suspendent les cours dans les écoles municipales pour assurer la sécurité des élèves. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a réagi sur les réseaux sociaux, promettant une aide continue dans la reconstruction des zones affectées.
La tragédie actuelle rappelle les événements similaires qui ont frappé le pays ces dernières années. En 2024, des inondations avaient déjà fait plus de 200 morts. Malheureusement, des experts attribuent souvent ces phénomènes aux effets exacerbés du changement climatique, rendant l'avenir incertain pour les communautés vulnérables du Brésil.







