Notre équipe a eu l'opportunité de se rendre à bord du célèbre porte-avions Charles de Gaulle, en plein cœur de la Manche, pour un exercice militaire stratégique. L'arrivée s'est faite par hélicoptère sous une pluie battante, avec une forte houle et un vent puissant. Malheureusement, les éléments n'ont pas freiné les ardeurs de l'équipage, tout occupé à mener des simulations de combat aérien avec plusieurs Rafale, des avions de chasse de pointe.
Le principal objectif de cet exercice est d'assurer la supériorité aérienne. Le capitaine de frégate Sébastien, qui supervise le groupe aérien, a expliqué : "N'importe quel conflit débute par la maîtrise de l'air et de la mer pour ensuite engager des opérations terrestres."
Un avion toutes les 30 secondes
Les équipes des ponts d'envol peuvent catapulter un Rafale toutes les 30 secondes, orchestrant un ballet de précision. Selon le capitaine de frégate François, responsable de l’envol, cette opération demande une synchronisation impeccable. "Lancer dix Rafale, c'est facile, mais les récupérer est un tout autre défi. Après une heure et demie, nous devons avoir le navire prêt, car les avions reviennent bientôt en rupture de carburant," a-t-il précisé.
Après une heure et demie, tous les Rafale sont revenus sauf un qui, après cinq tentatives d'atterrissage, a dû se poser à Évreux, avec l’intention de revenir le lendemain.
Un Rafale Marine sur le pont d'envol du porte-avions Charles de Gaulle, en février 2026.
Crédit : Emilie Baujard / RTL
Il convient de mentionner que ces exercices se déroulent dans des conditions particulièrement difficiles. Actuellement, le Charles de Gaulle navigue en pleine tempête, un fait rare depuis sa mise en service en 2001. Jusqu'à présent, le porte-avions avait principalement opéré en Méditerranée et dans l'océan Indien. Après avoir traversé la tempête de la semaine dernière, il se dirigera vers la mer du Nord, continuant d'assurer sa mission en eaux souvent tumultueuses.







