Larry Summers, ancien ministre des Finances sous la présidence de Bill Clinton et ex-président de Harvard, a officiellement annoncé sa démission de son poste d'enseignant à l'université ce mercredi 24 février 2026. Cette décision fait suite à la publication de ses échanges électroniques avec Jeffrey Epstein, un dossier dont les détails ont récemment été révélés par le gouvernement américain, selon les informations du porte-parole de l'institution.
Dans une déclaration relayée par l'Agence France-Presse (AFP), Jason Newton, le doyen de Harvard, a indiqué que cette démission intervenait dans le cadre des vérifications en cours par l'université. « Dans le cadre de l’examen des documents liés à Jeffrey Epstein, récemment rendus publics par le gouvernement, nous avons accepté la démission de M. Summers », a-t-il précisé.
Un parcours controversé
En novembre dernier, Larry Summers avait annoncé sa volonté de se retirer de la scène publique tout en gardant son poste à Harvard. Économiste distingué, il a également occupé un rôle clé sous l'administration Obama, dirigeant des politiques économiques essentielles.
Sa connexion avec Epstein, qui a été retrouvé mort en prison en 2019, a soulevé de nombreuses interrogations. Selon des documents judiciaires, Summers apparaît dans le carnet d'adresses d'Epstein, et des échanges concernant des sujets académiques ont été mis en lumière durant cette enquête.
La question des liens entre le monde académique et Epstein soulève également des débats parmi les experts. Le professeur de sociologie à l'université de Paris-Dauphine, Marc Landau, a commenté : « Cet événement met en lumière les implications morales de nos réseaux professionnels. Il est crucial que les institutions académiques se distancent de celui qui était impliqué dans des affaires si troublantes ».
Notons que Larry Summers a également financé Harvard, effectuant des dons estimés à 9,1 millions de dollars entre 1998 et 2008, ce qui complique encore le contexte de sa démission. Les réactions continuent de fuser, et beaucoup se demandent quelles seront les conséquences pour l’université et d’autres personnalités concernées par l’affaire.







