Cuba a récemment signalé une tentative d'infiltration à des fins terroristes, marquée par l'abattage de quatre occupants d'une vedette enregistrée en Floride. Selon les autorités cubaines, ces individus faisaient partie d'un groupe armé en provenance des États-Unis.
Le ministère cubain de l'Intérieur a précisé que la vedette rapide, immatriculée FL7726SH, transportait dix personnes armées, qui prévoyaient une infiltration sur l'île. Des sources locales, notamment l'agence de presse Prensa Latina, indiquent que des armes de guerre, des explosifs artisanaux, ainsi que d'autres équipements militaires, ont été saisis lors de l'opération.
La plupart des membres du groupe sont décrits comme des Cubains vivant aux États-Unis ayant des antécédents criminels. Parmi les blessés, deux figurent sur la liste des personnes recherchées par le gouvernement cubain. Les autorités ont également arrêté un complice qui a avoué préparer la réception du groupe infiltré, comme l'indique le journal Granma.
Cet incident a attiré l'attention des États-Unis, où le sénateur Marco Rubio a exprimé la nécessité d'une réponse adéquate. « Nous serons prêts à agir en fonction des informations que nous recueillerons », a-t-il déclaré lors d'une réunion à Saint-Christophe-et-Niévès.
Parallèlement, le procureur général de Floride, James Uthmeier, a lancé une enquête sur l'incident, qualifiant le régime cubain de non fiable. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces communistes répondent de leurs actes », a-t-il écrit sur Twitter.
Les relations entre Cuba et les États-Unis se tendent suite à la récente capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. Ce contexte politisé a exacerbé les tensions, avec des États-Unis désireux d'exercer une pression maximale sur le régime cubain, invoquant une menace à leur sécurité nationale du fait de la proximité géographique de l'île.
En dépit de ces tensions, le gouvernement américain a assoupli certaines restrictions sur les exportations de pétrole à Cuba, permettant ainsi des ventes au secteur privé cubain, mais seulement si elles profitent directement au peuple cubain. Marco Rubio a averti que des sanctions pourraient rapidement être rétablies si La Havane ne respectait pas cet assouplissement.
« Changer radicalement est la seule chance pour Cuba d'améliorer la qualité de vie de son peuple », a conclu Rubio, appelant à des réformes économiques et politiques profondes.







