L'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton se présente ce jeudi devant une commission parlementaire pour s'expliquer sur les relations passées de son mari, l'ex-président Bill Clinton, avec Jeffrey Epstein, un criminel sexuel notoire.
Cette commission, contrôlée par les républicains, avait précédemment entendu Ghislaine Maxwell, associée d'Epstein, qui avait témoigné par visioconférence depuis sa prison, où elle purge une peine de 20 ans pour exploitation sexuelle. L'audition de Maxwell avait été marquée par son refus de répondre à de nombreuses questions, invoquant son droit au silence.
Cependant, son avocat a suggéré qu'elle pourrait envisager de parler plus ouvertement si elle obtenait une grâce de l'ancien président Donald Trump, prétendant que cela pourrait prouver l'innocence de Trump et Clinton face aux allégations qui les entourent.
La déposition d'Hillary Clinton se déroulera à Chappaqua, New York, domicile du couple, suivie de celle de Bill Clinton. Dans des déclarations récentes, Hillary a affirmé à la BBC : "Nous n'avons rien à cacher", en soulignant leur appel pour la publication complète du dossier Epstein, ce qui illustre leur volonté d'éclaircir les faits.
Le ministère de la Justice a publié au début de l'année plus de trois millions de pages de documents, mais sans éléments pouvant mener à des poursuites supplémentaires, a précisé Todd Blanche, numéro 2 du ministère et ancien avocat personnel de Donald Trump.
L'audition des Clinton met fin à des mois de tensions avec le président de la commission, James Comer. Ils avaient au départ refusé de se présenter, jugeant que la démarche républicaine visait à détourner l'attention des relations de Trump avec Epstein. Après avoir été menacés de poursuites pour obstruction, le couple a finalement convenu de se rendre à la commission.
Bill Clinton, qui a voyagé plusieurs fois en jet privé avec Epstein, affirmait ne pas l'avoir rencontré depuis plus de dix ans. Donald Trump, quant à lui, a souvent été vu avec Epstein, malgré ses déclarations selon lesquelles il n'aurait "jamais pris l'avion d'Epstein", son nom apparaissant à plusieurs reprises sur les listes de passagers du jet entre 1993 et 1996, selon des sources d'enquête.
Au-delà de ces incriminations potentielles, de nombreuses personnalités craignent les conséquences que pourraient engendrer des révélations sur leurs vies passées avec Epstein. Les retombées politiques et sociales de ces témoignages restent à voir, mais la pression autour de cette affaire demeure palpable.







