Le 26 février, Børge Brende, président du Forum économique mondial de Davos, a révélé qu'il quittait ses fonctions. Cette décision fait suite à la publication d'une multitude de documents relatifs à l'affaire Epstein, qui continuent de secouer les sphères politiques internationales.
Brende, ancien ministre norvégien des Affaires étrangères, avait entretenu une correspondance extensive avec Jeffrey Epstein, comptant plus de 100 SMS et courriels échangés au cours de leurs trois rencontres. « Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter mes fonctions de président-directeur général du Forum économique mondial (…) je suis convaincu que le Forum peut désormais poursuivre son important travail sans distraction », a-t-il déclaré dans un communiqué.
La Norvège, épicentre des révélations sur Epstein ?
Les documents récemment divulgués par le Département de la Justice américain mettent en lumière l'implication de plusieurs personnalités norvégiennes au sein de l'affaire Epstein. Des institutions prestigieuses telles que le Comité Nobel et même le gouvernement norvégien sont mentionnés. La princesse Mette-Marit, future reine de Norvège, a également été citée, révélant une proximité surprenante avec le criminel sexuel. Dans des échanges, elle évoque des sujets délicats liés à sa maternité tout en le qualifiant de « très charmant ».
Parallèlement, une enquête a été ouverte par la police norvégienne concernant Thorbjorn Jagland, ancien premier ministre, pour « corruption aggravée » suite à ses fréquentes rencontres avec Epstein à partir de 2009, bien qu'Epstein ait déjà été condamné en 2008. D'autres personnalités, telles que Terje Rod-Larsen, également impliquées dans des relations controversées avec Epstein, soulèvent davantage de questions sur les connexions entre le monde politique norvégien et le pédocriminel.
Alors que ces révélations continuent de faire surface, l’avenir du Forum de Davos et de ses prestigieux participants semble plus que jamais en jeu.







