Le mercredi 25 février, un sauvetage tragique s'est produit au large des côtes françaises, alors que 119 migrants cherchant à atteindre clandestinement l'Angleterre ont été secourus. Cette opération a été relayée par la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, mettant en lumière les dangers inhérents à ces traversées.

Le groupe le plus important, composé de 86 personnes à bord d'un canot, a été secouru près de Malo-les-Bains, à proximité de Dunkerque. Ces rescapés ont été transférés à Calais dans la soirée, tandis que d'autres groupes ont été amenés à Boulogne-sur-Mer et Calais, après avoir été repérés sur la plage, attendant désespérément l'arrivée des embarcations.
Ce type de traversée, connu sous le nom de « taxi-boat », implique le lancement de petits bateaux à l'abri des regards indiscrets, souvent dans des zones éloignées des principales plages. Les candidats à l'exil attendent parfois des heures pour pouvoir quitter le rivage.
Tragédie en mer : les chiffres parlent d'eux-mêmes
Les conditions de traversée restent alarmantes, comme l’a souligné Charlotte Kwantes, porte-parole de l'association Utopia 56, qui a déclaré que ces trajets s'effectuaient « toujours dans des conditions très chaotiques et dangereuses ». D'après les statistiques britanniques, un nombre record de 41 472 personnes ont tenté la traversée en 2025, tandis qu'au moins 29 migrants y ont perdu la vie, selon un rapport d'AFP basé sur les données officielles.
Le même rapport indique que plus de 6 000 migrants ont été secourus en mer durant cette période, témoignant d'une crise humanitaire persistante aux portes de l'Europe.







